François-Rupert Carabin

Saverne, 1862 - 1932, Strasbourg

« Autoportrait de l'artiste »

Plâtre patiné

Autoportrait

H : 20,5cm - L : 10cm - P : 7,5cm

Signature Non signé

François-Rupert CARABIN Autoportrait plâtre patiné Hauteur : 20,5cm. François-Rupert Carabin
François-Rupert CARABIN "Autoportrait" plâtre patiné Hauteur : 20,5cm
François-Rupert CARABIN Autoportrait plâtre patiné Hauteur : 20,5cm. François-Rupert Carabin
François-Rupert CARABIN "Autoportrait" plâtre patiné Hauteur : 20,5cm
François-Rupert CARABIN Autoportrait plâtre patiné Hauteur : 20,5cm. François-Rupert Carabin
François-Rupert CARABIN "Autoportrait" plâtre patiné Hauteur : 20,5cm
François-Rupert CARABIN Autoportrait plâtre patiné Hauteur : 20,5cm (dessous). François-Rupert Carabin
François-Rupert CARABIN "Autoportrait" plâtre patiné Hauteur : 20,5cm (dessous)
Littérature :
  • "L'oeuvre de Rupert Carabin 1862 - 1932" divers auteurs, Edition Galerie du Luxembourg (1974)
Exposition :
  • - Variante conservée au MAMCS Strasbourg

Provenance :
- collection privée, France


Cette sculpture en ronde-bosse de François-Rupert Carabin, réalisée en plâtre patiné, constitue un remarquable autoportrait de l’artiste, dont un autre exemplaire est aujourd’hui conservé au Musée d'Art Moderne et Contemporain de Strasbourg (inv. 55.000.18.3). Par sa rareté et son caractère introspectif, cette œuvre s’inscrit parmi les témoignages les plus sensibles de la production sculptée de Carabin.

La figure, représentée debout dans une attitude légèrement inclinée vers l’avant, adopte une posture à la fois retenue et méditative. Les mains dissimulées derrière le dos, le corps semble animé d’un mouvement intérieur contenu, presque silencieux. Ce repli du geste, conjugué à l’inclinaison de la tête, confère à l’ensemble une dimension psychologique particulièrement marquée, éloignée de toute volonté d’apparat ou d’idéalisation.

Le traitement formel, volontairement synthétique, réduit les volumes à des masses essentielles. Le visage, à peine esquissé, échappe à la précision descriptive pour privilégier une évocation presque anonyme, tandis que les éléments distinctifs — le chapeau à larges bords, la pipe tenue entre les lèvres, la veste ample — suffisent à caractériser la silhouette. Cette économie de moyens, loin d’appauvrir la représentation, participe au contraire d’une esthétique profondément moderne, où la suggestion prime sur la définition.

La surface du plâtre patiné, aux tonalités chaudes oscillant entre l’ocre et le brun doré, joue un rôle fondamental dans la perception de l’œuvre. Elle capte la lumière de manière diffuse, révélant les irrégularités du modelé et les traces du geste, conférant à la sculpture une vibration presque picturale. Cette matérialité sensible rappelle l’intérêt constant de Carabin pour les qualités tactiles et expressives de la matière.

Loin des œuvres décoratives et parfois sensuelles qui ont assuré sa notoriété, cet autoportrait se distingue par une sobriété presque ascétique. Il révèle un artiste en retrait, observateur de lui-même, dont la présence se manifeste moins par les traits que par l’attitude. En cela, l’œuvre s’inscrit dans une tradition moderne du portrait introspectif, où la vérité intérieure supplante la ressemblance extérieure.

Par sa concision formelle et sa densité expressive, cette sculpture témoigne pleinement de la singularité de François-Rupert Carabin, figure majeure de l’Art nouveau alsacien, ici saisi dans une forme d’épure qui annonce, par certains aspects, les recherches sculpturales du XXe siècle.



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