Paul Gustave Louis Christophe Doré dit « Gustave Dore »Strasbourg, 6 janvier 1832 - 23 janvier 1883, Paris« La Madonne »Bronze à patine brune Scène religieuse Hauteur : 49cm vers 1880
Gustave Doré "La Madone" - bronze
Gustave Doré "La Madone" - bronze
Gustave Doré "La Madone" - bronze (détail)
Gustave Doré "La Madone" - bronze (détail)
Gustave Doré "La Madone" - bronze (détail signature)
Gustave Doré "La Madone" - bronze (cachet du fondeur)
Gustave Doré - "La Vierge à l'enfant" - dessin conservé dans une collection privée
Littérature :
- Variante reproduite in "Gustave Doré 1832 - 1883", collectif, Strasbourg Musée d'Art Moderne / Cabinet des Estampes 1983, page 189 et 190 (n°206 du catalogue de l'exposition).
- "Gustave Doré. L'imaginaire au pouvoir", collectif, Philippe Kaenel, direction. Musée d'Orsay - Flammarion 2014, variante reproduite page 243.
- Dossier "Gustave Doré, sculpteur - Instabilités, pathos et joyeusetés" par Edouard Papet.
Signé sur la base G. Doré et marque du fondeur Thiébaut Frères Fondeurs Paris.
Texte (M. Edouard Papet) du dossier "Gustave Doré, sculpteur" :
(...).Le Messie de Carrier-Belleuse inspira également en 1880 la Madone de Doré, diffusée par l’édition en bronze, dont un marbre orne la tombe de son amie Alice Ozy. Si la Vierge Marie imaginée par Doré est debout, non sans évoquer la Vierge au lys de Delaplanche (1878, marbre, Paris, musée d’Orsay), le geste de l’enfant Jésus aux bras en croix, prophétisant la Passion du Christ, est emprunté à Carrier-Belleuse. Doré ne semble jamais avoir reconnu cette dette, comme en atteste une lettre, un peu exaltée – toujours cette forme de naïveté devant la « trouvaille » d’un effet « inédit » –, aux propriétaires de la Doré Gallery : « Je me suis dévoué presque toute cette saison à la sculpture […]. C’est un sujet religieux, et assurément le plus connu de tous (la Madone) mais auquel je pense avoir donné un tour nouveau et absolument personnel. La Vierge en jouant avec son enfant amène en gênant le mouvement de ses bras à un geste semblable exactement à celui du dernier soupir sur la Croix. Le sens mystique que porte ce groupe en corrélation de la fin avec le commencement de la carrière divine a généralement très ému et enchanté les visiteurs de mon atelier.» Les deux artistes avaient par ailleurs de nombreux points communs, personnels et professionnels : ils n’avaient tous deux pas bénéficié de l’enseignement de l’École des beaux-arts ; ils cultivaient le même goût pour un historicisme enrichi par sa diversité éclectique, le même intérêt pour la terre cuite ; leur intense productivité était rendue possible par une grande facilité créatrice admirée ou raillée par leurs contemporains – Daumier caricatura ainsi Carrier-Belleuse modelant deux bustes à la fois"(...).
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